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Visas en Thaïlande, au Vietnam et au Cambodge : ce qui change en 2026

Côte et plage en Asie du Sud-Est vue du ciel

Le 15 septembre 2026, la Thaïlande a réduit de moitié la durée du séjour sans visa pour les Français. Pour beaucoup de retraités et d'investisseurs qui passaient l'hiver à Bangkok, Pattaya ou Phuket, c'est un vrai changement. Et cela remet sur la table une question que l'on me pose souvent : où peut-on séjourner longtemps, simplement, en Asie du Sud-Est ?

Voici où en sont les trois pays, côté visas, pour un ressortissant français.

Thaïlande : un tour de vis en 2026

Depuis le 15 septembre 2026, l'exemption de visa passe de 60 à 30 jours par entrée. Une prolongation de 30 jours reste possible une fois sur place, auprès de l'immigration, pour environ 1 900 bahts. Les entrées sans visa enchaînées sont aussi davantage contrôlées à la frontière.

Pour les séjours longs, le visa DTV (Destination Thailand Visa) permet de rester jusqu'à 180 jours par entrée, pendant cinq ans, à condition de justifier d'au moins 500 000 bahts sur son compte depuis trois mois. Depuis le 31 août 2026, il faut le demander dans son pays de nationalité ou de résidence, avec un extrait de casier judiciaire.

Pour les retraités, le visa retraite reste accessible dès 50 ans, avec 800 000 bahts placés sur un compte thaïlandais ou un revenu d'au moins 65 000 bahts par mois.

Vietnam : 45 jours sans visa et un e-visa de 90 jours

Le Vietnam a pris le chemin inverse. Les Français peuvent y entrer sans visa pour 45 jours, une mesure prolongée jusqu'au 14 mars 2028. Pour rester plus longtemps, l'e-visa permet depuis 2023 des séjours jusqu'à 90 jours, avec entrées multiples.

Pour une installation durable, c'est plus compliqué. Le visa doré annoncé depuis 2025 n'est toujours qu'un projet. Les visas investisseurs existants sont liés à un investissement dans une entreprise, pas à l'achat d'un logement. Il n'existe pas de visa retraite. Et un étranger n'y possède son appartement que pour 50 ans.

Cambodge : le plus simple pour rester longtemps

Au Cambodge, le visa touriste donne 30 jours, prolongeables une fois. Mais c'est le visa ordinaire, dit visa E, qui fait la différence : à 35 dollars à l'arrivée, il se prolonge ensuite depuis le pays, sans limite de durée, par périodes allant jusqu'à 12 mois.

L'extension retraite est accessible dès 55 ans sur simple justificatif de retraite, sans revenu minimum ni dépôt bancaire. Comptez environ 300 dollars par an avec une agence. C'est, de loin, le système le plus souple et le moins cher des trois pays.

Le comparatif

ThaïlandeVietnamCambodge
Séjour sans visa30 jours depuis le 15 septembre 202645 joursPas d'exemption, visa à 30 $
Prolonger sur place30 jours de plus, une foise-visa jusqu'à 90 jours30 jours de plus, une fois
Séjour longDTV, 500 000 bahts exigésVisa investisseur lié à une entrepriseVisa E renouvelable sans limite
RetraiteDès 50 ans, 800 000 bahts ou 65 000 bahts par moisPas de visa retraiteDès 55 ans, sans condition de revenu
Propriété d'un appartementPleine propriété, quota de 49 % par immeubleBail de 50 ansPleine propriété perpétuelle

Ce que ça change pour un investisseur

Le visa et la propriété sont deux sujets séparés : dans aucun de ces trois pays, acheter un appartement ne donne de droit au séjour. Mais quand on investit pour pouvoir aussi profiter du bien, quelques mois par an ou à la retraite, la facilité à rester sur place compte.

Le Cambodge cumule les deux : un titre de propriété perpétuel à votre nom, et un visa que l'on renouvelle chaque année sans condition de ressources. Avec des appartements neufs dès 45 000 euros à Phnom Penh, c'est une combinaison que l'on ne retrouve plus chez ses voisins.

Si vous envisagez de passer une partie de l'année en Asie et d'y investir, écrivez-moi. On regarde ensemble ce qui est le plus adapté à votre situation.

Informations à jour en octobre 2026. Les règles de visa changent souvent, vérifiez-les avant chaque départ.

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