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Visa au Cambodge en 2026 : comment y séjourner quand on investit

Vue aérienne de Phnom Penh

Acheter un appartement au Cambodge ne donne pas de visa, et il n'en faut pas pour acheter. Mais beaucoup de mes clients veulent aussi passer du temps sur place : quelques semaines par an, plusieurs mois l'hiver, parfois toute l'année une fois à la retraite. La bonne nouvelle, c'est que le Cambodge reste l'un des pays les plus simples d'Asie du Sud-Est pour séjourner longtemps.

Voici les options, telles qu'elles fonctionnent en 2026.

Le visa touriste, pour découvrir

Le visa touriste coûte 30 dollars, en ligne ou à l'arrivée. Il donne 30 jours sur place, prolongeables une seule fois de 30 jours. Au-delà de 60 jours, il faut quitter le pays. C'est le bon visa pour un premier voyage de repérage, pas pour un séjour long.

Depuis 2025, les voyageurs qui arrivent en avion remplissent aussi une carte d'arrivée électronique, la e-Arrival Card, dans les sept jours qui précèdent le vol.

Le visa ordinaire E, la base d'un séjour long

C'est le visa que choisissent presque tous les expatriés. Il coûte 35 dollars à l'arrivée et donne 30 jours, comme le visa touriste. La différence, c'est qu'il se prolonge ensuite depuis le Cambodge, sans limite dans le temps, par périodes de 1, 3, 6 ou 12 mois selon l'extension choisie.

Il existe quatre extensions principales :

  • EB, pour les personnes qui travaillent ou ont une activité au Cambodge ;
  • ER, pour les retraités ;
  • ES, pour les étudiants ;
  • EG, pour les personnes en recherche d'emploi, limitée dans le temps.

Les extensions de 6 et 12 mois permettent d'entrer et de sortir du pays librement. Comptez autour de 300 dollars par an en passant par une agence de visa, qui s'occupe des démarches.

L'extension retraite, la plus simple pour s'installer

L'extension ER est réservée aux personnes de 55 ans et plus, sur justificatif de retraite, par exemple une attestation de pension. Il n'y a ni revenu minimum ni dépôt bancaire exigé. Elle se renouvelle chaque année et ne permet pas de travailler au Cambodge.

Pour un retraité qui veut passer l'hiver à Phnom Penh, ou s'y installer, c'est la solution la plus directe de la région.

L'extension business, pour ceux qui travaillent

L'extension EB s'adresse aux salariés, aux entrepreneurs et aux indépendants. Depuis 2025, les contrôles se sont resserrés : un permis de travail est demandé pour les renouvellements de 6 et 12 mois quand la personne travaille au Cambodge. Les agences de visa savent monter ces dossiers, mais il faut des justificatifs solides.

Le programme CM2H, ce qu'il est vraiment

Vous entendrez peut-être parler de Cambodia My Second Home, ou CM2H. C'est un programme officiel de résidence longue durée, qui assure le renouvellement annuel du visa pendant une période pouvant aller jusqu'à 10 ans, avec un accompagnement administratif.

On y entre de trois façons : une adhésion d'environ 50 000 dollars, l'achat d'un appartement dans un projet partenaire du programme, en général à partir de 80 000 à 100 000 dollars, ou un dépôt d'environ 160 000 dollars bloqué cinq ans dans une banque partenaire.

Deux points à connaître. Le CM2H ne donne pas la nationalité cambodgienne : il ouvre au mieux la possibilité d'en faire la demande après plusieurs années, sous conditions. Et les appartements vendus avec le CM2H inclus coûtent souvent bien plus cher que des biens comparables achetés en direct. Pour la grande majorité de mes clients, un visa ordinaire renouvelé chaque année fait le même travail pour quelques centaines de dollars par an.

Acheter et séjourner, deux sujets séparés

Le titre de propriété et le visa sont indépendants. Vous pouvez acheter un appartement sans jamais vivre au Cambodge, et y vivre sans être propriétaire. L'achat se fait d'ailleurs entièrement à distance, du contrat jusqu'au transfert du titre.

Un détail pratique : pour ouvrir un compte bancaire sur place, un visa touriste ne suffit généralement pas, il faut un visa ordinaire.

En résumé

Pour découvrir le pays, le visa touriste suffit. Pour y passer plusieurs mois par an ou s'y installer, le visa ordinaire et son extension retraite ou business restent la voie la plus simple et la moins chère de la région. Les règles évoluent régulièrement, et je vous mets en relation avec une agence de visa fiable au moment de votre projet.

Si vous pensez à un appartement à Phnom Penh pour y passer une partie de l'année et le louer le reste du temps, écrivez-moi : c'est une question que l'on peut regarder ensemble.

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